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Peugeot-Audi, le choc des monuments et la répétition générale du Mans lancés par la famille Ickx ce mardi sur la Grand Place de Bruxelles

Ce mardi 27 avril, les pavés de la Grand Place de Bruxelles, l’une des plus belles du monde, a été le théâtre exceptionnel de la réunion de plusieurs monuments historiques : face au prestigieux Hôtel de Ville et à la Maison des Maîtres chocolatiers, on retrouvait les trois principaux prototypes qui s’affronteront mi-juin dans la Sarthe pour les mythiques 24H du Mans : la Peugeot 908 HDi FAP tenante du titre, l’Audi R15 TDI de retour pour la revanche et la Lola Aston-Martin LMP1 essence que pilotera notre Vanina Ickx soutenue par son illustre papa Jacky lequel, comme le bourgmestre de la ville de Bruxelles Freddy Thielemans, honorait également l’événement de sa présence.
Aux noms oh combien prestigieux de la Grand Place bruxelloise, des 24H du Mans ou de la famille Ickx est venu s’ajouter celui de Francorchamps, un autre monument classé de notre patrimoine.

Kristensen, Mansell, Alesi, Fisichella, Bourdais, Panis…

C’est en effet dans douze jours, le dimanche 9 mai, que se disputeront les 1000 km de Spa-Francorchamps, deuxième manche de la Le Mans Series avec un plateau aussi riche en qualité qu’en quantité. Une véritable répétition générale du double tour d’horloge manceau avec la présence de tous les favoris en LMP1, de quinze ex-pilotes de F1 (dont l’ancien champion du monde Nigel Mansell, le Ferrariste Jean Alesi et le poleman du dernier GP de Belgique de F1 Giancarlo Fisichella) et de trente-trois (sur un plateau général de 52 bolides) des cinquante-cinq voitures sélectionnées pour les 24H.

Pour la première fois de l’année, les usines Peugeot et Audi s’affronteront directement avec l’armada de trois protos chacun prévu pour le grand rendez-vous du pays des rillettes.
Face aux trois R15 TDI Plus de Kristensen-Capello-McNish, Dumas-Bernhard-Rockenfeller et Tréluyer-Fassler et notre demi compatriote André Lotterer on retrouvera l’escadron des 908 au grand complet avec les trios Gene-Wurz-Davidson, Sarrazin-Minassian-Montagny et Bourdais-Lamy-Pagenaud actuellement en semaine de « team building » à Chamonix.
Un brelan de « Lionnes » complété, comme dans la Sarthe, par la 908 Oreca d’Olivier Panis, Nicolas Lapierre et Loïc Duval.
Entre ces sept « mazout »-là, cela sent déjà la poudre. Il n’y aura pas une seconde à perdre et bien malin qui peut désigner d’avance le vainqueur au terme de 1000 km menés à l’allure d’un sprint.

Vanina Ickx en proto Lola Aston Martin

Les Aston officielles absentes, quatre équipes privées défendent le camp d’« essence » LMP1 de moins en moins distancées. On retrouve ainsi les deux Lola B10/60 Coupé du team Rebellion (celle de Boullion-Bellichi a terminé sur le podium aux récentes 8H du Castellet), la Ginetta-Zytek Beechdean de la famille Mansell emmenée par l’ancien champion du monde de F1 Nigel accompagné de ses fils Greg et Leo ainsi que la Lola-Aston Martin Signature Plus des Français Franck Mailleux et Pierre Ragues associé à notre Vanina Ickx nationale.
Sixième au Castellet où une seule « diesel » usine était présente, la cadette de celui que l’on surnomme toujours « Monsieur Le Mans » aura pour principales ambitions de préparer, elle aussi, le double tour d’horloge et de remporter la catégorie des protos privés… de mazout ! On suivra cela avec beaucoup d’intérêt.

En pleine expansion, la classe LMP2 comptera non moins de 11 voitures, soit plus qu’au Mans. Seule manque l’Acura Highcroft officielle. Mais la version Strakka de Kane-Leventis-Watts, lauréate au Ricard, sera l’auto à battre dans une division où non moins de six marques sont représentées avec des Lola, Pescarolo, Ginetta, Radical et Courage lancées à la chasse de la fameuse HPD ARX à moteur Honda.

La nouvelle catégorie réunissant les Formula Le Mans, ces protos à gros moteur V8 développés par Oreca, compte huit équipages parmi lequel celui du Boutsen Energy Racing de l’Autrichien Dominik Kraihamer et de nos compatriotes Nicolas De Crem et Bernard Delhez.

Corvette, Aston, Saleen et Ford en GT1

Déserté lors des dernières éditions, avec une seule représentante lors du coup d’envoi au Castellet, le GT1 renaîtra occasionnellement de ses cendres avec non moins de sept voitures représentant quatre marques annoncées. Aux Saleen S7-R Larbre et Atlas FX Team Full Speed (avec notamment le jeune Verviétois Julien Schroyen), il faut ajouter les nouvelles Ford GT1 des teams Marc VDS (avec déjà l’équipage du Mans Bas Leinders, Eric De Doncker et Markus Palttala) et Matech. Enfin, n’oublions surtout pas la Corvette C6-R du team Alphand pour les Français Jousse et Grégoire et encore moins l’Aston Martin DBR9 de Tomas Enge et Peter Kox, sans doute la favorite.

Plateau somptueux en GT2

Last but not the least, l’affiche en GT2 est tout simplement somptueuse. En l’absence des Corvette, dix-sept voitures représentant cinq marques en découdront. Et après le doublé des Porsche Felbermayer-Proton de Lieb-Lietz et Ried-Ragginger dans le sud de la France, les Ferrari AF Corse sont bien décidées à prendre leur revanche, notamment avec leur équipage vedette composé des légendes de la F1 Jean Alesi et Giancarlo Fisichella supportés par le véloce Finlandais Toni Vilander. Mais attention aussi à la 430 sœur de Bruni-Melo, à la Porsche Prospeed (préparée à Liège) de Richard Westbrook et Marco Holzer et aux deux BMW M3 Schnitzer de J.Muller-Werner et de Priaulx-D. Muller. Fort discrète depuis le début de saison, les bavaroises de Charly Lamm retrouveront en Ardenne une de leur piste fétiche. Avec deux Aston Martin V8 Vantage et une Spyker Laviolette comme cerises sur le gâteau, on a vraiment hâte d’être le vendredi 7 mai pour le début des premiers essais libres.

Que vous ayez la chance ou non d’assister aux 24H du Mans, la générale du 9 mai aux1000 km de Spa constituera assurément un rendez-vous incontournable pour les amateurs de sport automobile. Comme la Grand Place de Bruxelles pour les touristes du monde entier…