80% du plateau des 24 Heures du Mans s’entraîne à Spa le samedi 7 mai
Peugeot et Audi en tête d’une affiche royale
Comptant pour la première fois pour l’Intercontinental Le Mans Cup et la Le Mans Series, les 1 000 km de Spa qui ont gardé leur nom historique même si l’épreuve se disputera quoi qu’il arrive sur six heures présentent une affiche tout simplement exceptionnelle.
Cinquante-sept bolides (soit un de plus que dans la Sarthe), trente-deux prototypes et vingt-cinq Grand Tourisme, sept usines officiellement représentées, treize anciens pilotes de Formule 1, quatre Belges et de la bagarre dans les cinq catégories, c’est du jamais vu dans notre belle Ardenne.
Deux semaines après les essais préliminaires et quatre semaines avant le début de la grande semaine mancelle, l’épreuve belge servira plus que jamais de répétition générale pour quarante et une des cinquante-cinq voitures engagées dans le plus célèbre double tour d’horloge au monde. En LMP1, il ne manque que les Aston Martin malheureusement forfaits vu leur manque flagrant de performance et la Honda américaine de David Brabham and co. Sans oublier, et c’est bien dommage, l’Aston Martin du trio Ickx-Martin-Leinders, toujours premiers réservistes pour les 24 Heures du Mans.
En GT, seule l’usine Corvette et la Ford GT elle aussi en provenance des Etats-Unis n’ont pas effectué le déplacement à Spa.
Sur le quart de la distance du Mans, soit un véritable sprint de 6h, on va assister au premier affrontement entre les quatre Peugeot 908 (n’oublions pas que c’est la Oreca Matmut de Panis-Lapierre-Duval qui mène l’ILMC après son succès surprise aux 12H de Sebring) et les trois toutes nouvelles Audi R18 TDI. Après avoir multiplié les essais, principalement aux USA mais aussi il y a deux semaines lors de la Journée Tests des 24 Heures du Mans, la marque aux anneaux subira chez nous son baptême de la course avec ses prototypes désormais fermés.
Sur le papier, la victoire absolue devrait se jouer, à Spa comme au pays des rillettes, entre les sept diesels.
Mais attention, en endurance, compte tenu de l’importance de la fiabilité, l’influence de la météo, la stratégie, les accrochages etc, une surprise n’est jamais à exclure.
Alors on n’oubliera pas les rôles de challengers des Lola-Toyota Rebellion (avec notamment Nicolas Prost), de la Pescarolo-Judd victorieuse des 6H du Castellet ou des Zytek.
Rayon curiosité, on suivra aussi avec intérêt les performances pour ses débuts de l’Oreca Swiss Hy Tech Hybrid du Hope Racing.
Derrière les seize LMP1 présentes, le plateau est riche et varié en LMP2. En ajoutant les cinq Formula Le Mans formant une catégorie à part, le peloton des plus petits protos compte seize unités lui aussi avec des Honda ARX, Zytek-Nissan, Norma, MG-Lola, Pescarolo-Judd (avec le jeune belgo-italien Andréa Barlesi au sein du team OAK) et surtout l’Oreca Nissan du Thierry Boutsen Racing au volant de laquelle notre compatriote Nicolas De Crem a effectué des débuts très remarqués au Ricard où il menait la catégorie et n’était pas loin d’un podium absolu avant de rétrograder suite à un problème de batterie.
Chez les GTE Pro (ex-GT2), les Ferrari 458 Italia, BMW M3 et Porsche 997 RSR officielles se livrent une bataille acharnée et il faudra attendre certainement la dernière heure voire les dernières minutes ou le dernier tour pour voir qui émergera. Evoluant à domicile, l’équipe Prospeed tentera de faire oublier le faux départ du Castellet en menant la 911 de Marc Goossens et Marco Holzer sur le podium.
Enfin chez les GTE AM où l’on retrouve tout de même quelques semi-pros, une Corvette et une Aston Martin Vantage tenteront d’arbitrer le match habituel Porsche-Ferrari. Avec un parti pris du public belge pour la 430 N°61 de Stéphane Lémeret associé aux Italiens Perrazini et Cioci.
Voilà pour la présentation d’un plateau très international avec des pilotes issus de 22 pays différents. Rappelons que le départ sera donné le samedi 7 mai à 14h05 avec une séance qualificative dès le vendredi après-midi. Le programme annexe comprendre des joutes de l’Eurocup Radical (avec notre compatriote Benjamin Bailly), de l’ATS F3 Cup ainsi que de la nouvelle Speed Series.
En prévente, les tickets pour l’enceinte générale et l’ambiance du Mans sont vendus à 10 euros seulement, l’accès pour les enfants de moins de douze ans et le parking étant totalement gratuit. Qu’on se le dise… Le Mans à Francorchamps c’est dément !