Spa Euro Race Day 2 : De la pluie et pas mal de spectacle
Annoncé pour le week-end, le soleil brillait par son absence ce samedi lors de la deuxième journée des Spa Euro Race.
Pire encore, les qualifications et les premières courses du jour se déroulèrent sous une pluie quasi continue.
Des conditions dantesques dans lesquelles la petite septantaine de concurrents du Dutch Super Car Challenge a offert aux courageaux spectateurs un festival de tête-à-queue et autres sorties de piste nécessitant deux interventions de la voiture de sécurité lors des vingt-cinq premières minutes où les leaders ne bouclèrent que deux tours lancés.
Une épreuve très « rock and roll » donc, surtout lorsque les deux tiers du peloton se précipitèrent dans la pitlane pour le pitstop obligatoire, qui vit la victoire malgré toutes ces embuches assez facile de l’Audi R8 LMS GT3 des polemen Ardi Van der Hoek et Robert De Graaf.
Une grosse demi minute derrière, la lutte fut nettement plus intense pour le premier accessit entre la Mosler MT900 de Martin Short et l’Américain Mike Guasch, la Praga de Berry Van Elk, la Viper SRT10 de Diederik Sijthoff, la Corvette C5R de Roger Grouwels et la Marcos du vétéran Cor Euser franchissant toutes l’arrivée dans un mouchoir au terme d’un sprint final palpitant. Notons encore l’honorable vingt-cinquième place de la petite Lotus de notre compatriote Luc De Cock.
On fermait les vannes célestes le temps de disputer la première manche du FIA Formula 2 Championship. Héritant de la pole suite à la pénalité infligée à Mirko Bortolotti pour avoir signé son meilleur tour sous drapeaux jaunes, Ramon Pineiro se faisait d’emblée surprendre par Will Bratt. Bondissant depuis la 5e place sur la grille, le Britannique faisait tout l’intérieur à la Source, au-delà du vibreur et de l’herbe synthétique, pour prendre l’avantage et s’envoler, sans être pénalisé, vers un succès facile, en pneus pluie sur une piste séchante.
Derrière, Miko Bortolotti remontait au 2e rang et franchissait le drapeau à damiers d’une course très calme avec deux secondes et demi de retard sur le vainqueur. Le Suisse Zanella complétait le podium, tandis qu’Alex Brundle se faisait subtiliser la 4e place à quelques minutes du finish par l’Allemand Tobias Hegewald.
Une nouvelle grosse averse inondait à nouveau la piste au moment du départ de la première joute de 70 minutes de l’International GT Open. Une épreuve menée d’un bout à l’autre par la Ferrari 458 GT Italia Scuderia Villorba Corse de l’ex-pilote de F1 Andrea Montermini associé à Emanuele Moncini.
Sur une auto similaire alignée par JMB, Soheil Ayari et Nicolas Maroc ponctuaient leur remontée depuis la 7e place au 2e rang grâce notamment à la triple faute d’Alessandro Garafano relayant très mal Luca Rangoni.
La plus belle lutte opposait pour la troisième place trois Ferrari différentes, la 458 GT Italia de Raffaele Gianmaria et Miguel Ramos montant finalement sur la troisième marche du podium (en coupant tout de même une chicane) devant la 430 GT2 de Marco Frezza et Juan Lopez et la 458 GT Italia GT3 de Gattuso-Bontempolli, lauréats en catégorie GTS.
Alors que certains pilotes de F3 Open imaginaient pouvoir oser monter les slicks, la trajectoire s’asséchant doucement en vue de la dernière course de la journée, une nouvelle averse provoquait de l’animation sur la grille. Et les dix-sept monoplaces s’élançaient finalement chaussées de pneus pluie.
Très agitée, marquée par plusieurs accrochages et quelques magnifiques batailles dans des conditions pour le moins délicates, l’épreuve allait être menée, à la surprise générale, par la F306 ancienne génération du Brésilien Fabio Gamberini jusqu’à l’avant-dernier tour où il devait céder sous les assauts de William Vermont. Un Français auteur d’un véritable festival après être parti depuis la dernière place sur la grille suite à la perte de sa pole pour assistance interdite (l’équipe avait rentré la monoplace dans le box alors que c’est interdit) durant la qualification. Voilà ce qui s’appelle prendre une belle revanche.
Huitième au départ et à l’arrivée, Sam Dejonghe n’a, hélas, pas pu profiter des conditions pour faire mieux qu’une troisième place dans la catégorie B : « J’espérais bien sûr monter sur la plus haute marche chez moi mais ma monoplace manquait de vitesse de pointe, » regrettait l’équipier du Brésilien 2e au général. « Je compte bien faire mieux dimanche. »
Sept courses (dont deux du Trophée Maserati et une de Britcar) restent en effet au programme d’une journée dominicale s’annonçant nettement plus chaude. Voilà qui promet…